La veille 2.0

La veille dans une entreprise 2.0 permet, au niveau le plus basique, de mutualiser les informations disponibles et de pouvoir les commenter, annoter, noter éventuellement.

Problème : si les choses se passent bien, beaucoup d’information est échangée, d’où la difficulté pour chacun d’identifier ce qui va vraiment l’intéresser.

Le rôle du community manager

L’accent est mis d’une part sur le partage, et d’autre part sur l’enrichissement de l’information brute. Le rôle du community manager est alors de dynamiser ces activités de partage et enrichissement.

Et le curator dans tout ça ?

En amont de ces activités, le community manager est peu présent. Pourtant, l’enjeu est là aussi important : il faut identifier des sources d’information intéressantes, relever les informations pertinentes, les classifier et les adresser aux bonnes personnes (ou bons groupes de personnes). Ce n’est qu’une fois ces actions réalisées que l’animation de la communauté donne une dimension intéressante à l’information.

Quelle différence alors entre l’agrégation et la curation ? L’agrégation rassemble toutes les informations en fonction de leur source ou des mots clés utilisés, la curation filtre ensuite l’information selon la pertinence. Le curateur est un intermédiaire dans le circuit de la veille entre l’information agrégée et le destinataire à qui une information va servir : il joue le rôle de broker et concilie des veilleurs en quête d’une bonne information et l’énorme volume d’information produit par le « 2.0 ».

En résumé, la veille 2.0, avec community manager et curator, apporte à une veille classique :

  • la maitrise de la collecte de l’information
  • le filtrage de l’information
  • la classification de l’information (par sujet et département)
  • la maitrise de la circulation de l’information (partagée en groupes définis par sujets d’intérêt et départements)
  • la centralisation des commentaires et information complémentaires sur un sujet précis => la construction de savoirs
  • la baisse du temps de recherche d’informations (information disponible mutualisée + classée) => temps de recherche libéré pour l’analyse de l’information

Si on compare l’évolution de la veille à du journalisme, la veille classique, c’est un journal intime ; la veille 2.0, c’est faire de tous un journaliste ; la veille 2.0 avec curator, c’est mettre un rédacteur en chef aux manettes du journal.

Pour finir, une vidéo qui explique le principe de Scoop.it, la plateforme de création et de partage de contenu multimédia qui a rendu célèbre le terme de « curator ». On y retrouve, cette fois pour un usage personnel et adressant le grand public, les mêmes étapes : l’utilisateur est alimenté automatiquement en informations sur des mots clés recherchés, il sélectionne le contenu, il peut le commenter et l’organiser et enfin il le partage ; les autres utilisateurs peuvent également suggérer des contenus complémentaires qu’ils ont à leur tour sélectionné.




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