Et si, pour une fois, on prenait le temps d’imaginer la santé de demain avant qu’elle ne s’impose à nous ?
Numérique, intelligence artificielle, données de santé… les transformations sont déjà là. Elles avancent vite, parfois plus vite que notre capacité collective à en débattre. Et pourtant, elles vont profondément changer notre rapport au soin, aux professionnels de santé, et à nous-mêmes.
C’est dans ce contexte que la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) et l’Agence de l’Innovation en Santé (AIS) ont lancé OSE 2050, un programme national d’anticipation stratégique, dont la première saison est portée par les Hospices Civils de Lyon (HCL).
L’ambition : ne pas subir ces évolutions, mais les éclairer et les mettre en discussion.
Pour cela, le programme réunit scientifiques, soignants, citoyens et auteurs de science-fiction pour explorer des futurs possibles de la santé. Pas pour prédire ce qui va arriver, mais pour rendre ces futurs concrets, compréhensibles, et surtout discutables.
Parce qu’au fond, les questions sont déjà là :
- jusqu’où ira la personnalisation des soins ?
- quelle place pour l’humain face aux technologies ?
- comment éviter que les innovations creusent les inégalités ?
Autant de sujets qui ne peuvent pas être tranchés uniquement par des experts.
C’est là que la consultation entre en jeu.
En quelques minutes, chacun peut partager son point de vue, ses intuitions, ses inquiétudes ou ses espoirs. Pas besoin d’être spécialiste : il s’agit simplement de donner à voir des perceptions, des expériences, des lignes de vigilance.
Ces contributions viendront nourrir les scénarios de santé à l’horizon 2050, dont l’un sera directement construit à partir des apports des participants, autour d’un sujet clé : l’hyper-personnalisation du soin.
Participer, ce n’est pas “donner un avis de plus”. C’est contribuer à rendre visibles des attentes, à tester des trajectoires, à poser des limites aussi.